Méditations de la Parole

Chaque samedi soir, avec l’office des premières Vêpres, nous entrons dans la célébration du Dimanche, préparant notre cœur à l’écoute de l’Évangile de la Résurrection qui y sera proclamé.

Nous vous proposons, pour partager notre prière, les textes de l’Écriture choisis pour les différents offices. Ce sont des éclairages de l’Ancien et du Nouveau Testament, enrichissant notre écoute de l’Évangile : une “petite introduction” à la Lectio Divina, cœur de la vie monastique.

Revêtus du Christ ou de nos mérites ? - dimanche 11 octobre 2026 (28e dimanche du Temps ordinaire)

Année A – Évangile de Matthieu 22,1-14

« Le repas de noces est prêt mais les invités n’en étaient pas dignes ». Après avoir entendu la parabole des vignerons homicides les pharisiens, ceux qui se pensent en règle, cherchent à supprimer Jésus. Celui-ci leur propose alors une autre parabole.

Le Père nous invite à la fête de son Royaume en parlant à notre cœur chaque fois que nous nous laissons prendre par nos occupations sans nous soucier de l’essentiel : faire de notre vie une collaboration constante avec Lui, être témoins de son amour pour chacun, grâce à notre accueil inconditionnel pour tous, même les moins sympathiques. Mais nous préférons mener notre vie comme nous l’entendons, sans comprendre que c’est en écoutant les inspirations de son Esprit que nous réussirons notre existence.

Lorsqu’il nous arrive d’attendre en vain un invité oublieux de notre rendez-vous, ne nous sentons-nous pas niés dans notre amitié ? Le roi de la parabole est si blessé que dans sa colère il fait périr ceux qui ont tué ses serviteurs. Dieu ne tue personne mais il combat le mal. Dès lors, Il invite au banquet ceux qui vivent hors des règles sociales ou religieuses.

Pourtant un de ces convives n’a pas revêtu le vêtement qui lui était offert, pensant qu’il pouvait se présenter vêtu de ses propres mérites. Revêtir le vêtement de noces, c’est revêtir le Christ, lui permettre de vivre en nous notre quotidien. Celui qui ne compte que sur ses mérites se retrouve souvent dans l’échec, dans les ténèbres des larmes, dans le désespoir du découragement.

Odile van Deth