Année A – Évangile de Matthieu 9,36-10,8

« Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité ». Les évêques, les prêtres ont donc ce pouvoir ahurissant dont il semble ne rien rester aujourd’hui. Et pourtant !

Tant de manques de foi ont forcément des retombées psychosomatiques : dépressions, regards négatifs sur la vie. Les prêtres, vicaires des évêques, sont chargés de cette mission d’expulser la négativité des cœurs et de guérir ainsi les maladies engendrées par un regard accusateur sur la vie. 

Nelly voyait tout en négatif et pour se consoler de la dureté de la vie, elle mangeait au point d’en devenir gravement diabétique. Un cadeau, une gentillesse, un service rendu lui semblaient une façon de la manipuler. Prenant conscience de sa négativité, elle s’en confessa. En lui donnant l’absolution, le prêtre ajouta : maintenant vous est donnée la force de chasser l’Accusateur, le Satan qui vous fait tout voir en noir et de choisir de vivre dans la lumière d’amour de l’Esprit. Elle y a cru, comme ce prêtre croyait au pouvoir de l’absolution. Peu à peu elle a changé. Au lieu de se penser victime, elle choisissait de remercier pour ce qui lui arrivait de bon dans la journée. Lentement son diabète diminue.

Croyons-nous aux pouvoirs curatifs et roboratifs de Jésus vraiment présent dans l’Eucharistie, dans le sacrement de réconciliation ? Les sacrements nous délivrent du mal, nous fortifient pour nous orienter vers le bonheur, vers une meilleure santé.

Odile van Deth