Faim de l'homme, Faim de Dieu

 

Année C – dimanche 23 juin 2019, Fête du corps et du sang du Christ

 

Lc 9,11b-17

 

 

« Tous mangèrent à leur faim ». Comme ce repas de la multiplication des pains, l’Eucharistie est une nourriture pour ceux qui sont en manque : manque d’amis, d’argent, de joie de vivre.
 
Face à nos faims, il y a celle du Christ de s’unir à nous pour vivre en nous notre quotidien et nous apprendre à l’unir à sa Passion et ressusciter avec lui à la Vie. Pour nous apprendre à aimer comme lui et transmettre la Vie de Dieu au monde. Quand nous mangeons, la nourriture s’intègre à notre corps. Dans l’Eucharistie au contraire, c’est le Christ qui nous intègre à lui, qui nous introduit dans la plénitude d’amour de Dieu. À l’Offertoire, j’apporte ma semaine avec ses souffrances et ses joies.
 
A la consécration, s‘actualisent sa Passion et sa Résurrection dans lesquelles mon vécu a déjà été assumé par le Christ. En mangeant sa chair, j’assimile son pardon pour les fautes que j’ai faites, que je ferai, celles des autres qui m’ont blessé ou me blesseront.
 
La Messe n’est pas un simple rite religieux, elle est le repas où le Christ souffrant et ressuscité s’intègre dans ma chair. Elle est une transfusion de divin pour transfigurer ma personne, qui, greffée sur le Christ, devient capable d’amour. Un religieux écrit : « Dieu est blessé à mort de voir l’homme séparé de lui. Pas d’autre solution que d’aller vers l’homme, de s’unir à lui, de s’identifier à lui pour assumer la fracture du péché. Devant mes fautes, le Père, au-delà de mes défenses, de mes refus, de ma méfiance, cherche à venir à moi ».

 

Odile van Deth

Simone Pacot

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