Appelés à la joie

 

Année C – Toussaint 2019

 

Mt 5, 1-12

 

 

« Bienheureux ! ». Les béatitudes sont paradoxales. Comment être heureux d’être pauvres, en deuil, affamés, persécutés ? Dieu est bon, tout ce qu’il a créé est bon dit la Genèse. Alors, pourquoi le mal ?

« Tu peux manger de tous les arbres, mais pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal » avait dit Dieu à Adam qui n’a pas supporté cette limite. Or celle-ci était posée pour que l’humain ne se suffise pas à lui-même et s’ouvre donc à la relation. Pour ne pas sentir le manque, sa limite, Adam a manqué la relation avec son Créateur et, en cédant à sa convoitise, il a créé le mal.

Les béatitudes nous provoquent à la confiance en ce Dieu bon, elles nous invitent à renoncer à la convoitise. Allons-nous nous plaindre, nous révolter devant les contradictions de l’existence ou saurons-nous faire confiance dans les possibilités de la vie ? L’enjeu est fondamental : il s’agit de devenir chrétiens, croyants, sauvés. Le manque est la porte de la confiance, il ouvre au bonheur de la relation. Demander de l’aide, c’est croire en la bonté de Dieu, de l’autre, c’est lui témoigner notre estime. Lorsque nous ne manquons de rien, nous n’avons pas besoin du prochain, nous nous suffisons à nous-mêmes et nous risquons de nous enfermer dans notre égoïsme.

Nous vivons dans la peur de manquer alors que nous sommes appelés à la joie de la relation. Plus nous acceptons notre pauvreté, nos manques, plus nous sommes heureux, parce que c’est le Seigneur qui va nous combler à la mesure de notre confiance.

 

Odile van Deth 

Simone Pacot

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