Voir nos fautes en face

 

Année B – dimanche 11 mars 2018

 

Jean 3,14-21

 

« Il faut que le Fils de l’homme soit élevé pour qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle ». Regarder le Christ en croix, c’est prendre conscience de notre péché qu’il a pris sur lui.

Les Hébreux dans le désert avaient récriminé contre la manne insipide. Des serpents avaient envahi le camp, « qui avaient fait périr beaucoup de monde en Israël » (Nb 21,6). Le Seigneur avait alors dit à Moïse de faire un serpent de bronze : ceux qui le regardaient, après avoir été mordus, restaient en vie. Non, ce n’était pas de la magie. Récriminer, c’était écouter le tentateur, le serpent. Regarder l’effigie du serpent, c’était voir en face leur faute et donc s’en repentir et en guérir.

Robin avait réussi une brillante carrière. Un soir qu’il rentrait tard, comme d’habitude, alors qu’il était convaincu que tout allait bien, sa femme lui annonça qu’elle le quittait avec leurs trois adolescents, las d’un mari et d’un père uniquement pris par son travail. Robin, anéanti, se revit enfant humilié, parce que sa famille était la plus pauvre du village. Il s’était alors juré qu’il prendrait sa revanche en devenant plus riche que tous ses voisins. Il avait réussi et se trouvait devant la vanité de son choix.

Jésus nous montre dans ses stigmates l’importance et la conséquence de nos fautes sur les autres et sur nous-mêmes et nous assure qu’elles sont pardonnées. À nous de les reconnaître, d’en chercher la cause peut-être lointaine, pour entrer dans ce pardon et, le cœur brisé, changer de vie.


Odile van Deth

Simone Pacot

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