Pouvoir sur le mal

 

Année B – dimanche 15 juillet 2018

 

Marc 6,7-13

 

« Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais ». Comme les apôtres, tout baptisé qui agit au nom du Christ a, lui aussi, pouvoir sur le mal. Y a-t-il une condition pour exercer ce pouvoir ? Oui : « il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route ».

Pourquoi cette exigence ? Plus que la pauvreté matérielle, il est demandé au messager de la Bonne Nouvelle de se présenter dans sa propre faiblesse, car seule la confiance en la Présence du Seigneur confère le pouvoir sur le mal.

Jésus est venu instaurer le Royaume où tous sont frères, où les contacts sont guidés par une humble douceur, qui ne blesse pas celui qui se sent en situation désespérée. Comment compatir réellement à celui qui reste empêtré dans ses problèmes de drogue ou de sexe si l’on n’est pas conscient de ses propres dépendances d’objets, d’habitudes ; si l’on n’est pas convaincu d’être toujours en deçà de ce qu’on pourrait être, justement par manque de confiance dans le pouvoir sur le mal offert à tout baptisé ?

Julie apprit un jour que son mari la trompait. Désespérée, elle vint demander conseil pour divorcer. En racontant son histoire, elle prit conscience de sa dureté de cœur, elle comprit qu’elle avait souvent méprisé son mari. En rentrant, elle lui demanda pardon de n’avoir pas su entendre sa solitude intérieure. Son époux rompit aussitôt avec sa maîtresse. La disponibilité de Julie pour se mettre en question avait libéré son mari de la tentation et rouvert en lui une source de tendresse pour son épouse.


Odile  van Deth

Simone Pacot

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