Le danger de se croire en règle

 

Année B – dimanche 2 septembre 2018

 

Marc 7,1-8.14-15.21-23

 

« Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes ». C’est un danger qui nous guette tous.

Le commandement de Dieu, c’est d’aimer, de rendre heureux ceux qui nous entourent ou que nous croisons. Nous allons à la Messe et en sortant nous disons du mal du prochain. La pratique religieuse risque de devenir un somnifère qui endort notre conscience : nous nous sentons en paix parce que nous avons été à la Messe le dimanche. Or nous recevons les sacrements pour permettre au Christ de nous transformer en flammes d’amour, de don de soi. Ce n’est pas un devoir, c’est une nécessité pour être peu à peu embrasés par l’Esprit de Jésus.

Fred ne pratiquait pas, il buvait même un peu trop. Mais il était toujours disponible, souriant, attentif aux autres. Quand il est mort, sa famille, très pratiquante, se demandait avec angoisse combien de Messes elle devait faire dire pour qu’il soit sauvé. Une nuit, sa femme a rêvé de lui. Il venait vers elle, nimbé de lumière et lui a dit : « arrête de faire prier pour moi. Je suis avec Jésus et je suis heureux ». Chaque fois qu’il avait pris soin des autres, prenant parfois sur son temps de repos, il ne savait pas qu’il accomplissait le grand commandement de l’amour, mais Jésus l’aura accueilli en lui disant : « chaque fois que tu t’es occupé de ton prochain, c’est à moi que tu l’as fait ».

Si Fred n’avait pas été critiqué par sa femme pour qu’il l’accompagne à la paroisse, il n’aurait peut-être pas eu besoin de boire.


Odile  van Deth

Simone Pacot

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