La contemplation, antidote de la peur

Année A – dimanche 25 juin 2017



Matthieu 10, 26-33

 

« Ne craignez pas » répète souvent Jésus. La peur, manifestation de l’instinct vital, est bonne pour l’humain comme pour les animaux. C’est bien l’enjeu de l’évangile. Sommes-nous assujettis à la condition seulement humaine, animale, ou vivons-nous en enfants de Dieu ?

La peur commande la plupart de nos comportements : peur de manquer, de l’étranger, de l’opinion des autres, du changement et du risque. Matthieu dessine ici la charte de l’apôtre, de tout humain qui veut manifester le Ressuscité dans sa vie quotidienne. Devant le refus, l’incompréhension, la critique, la moquerie, devant toutes ces petites morts, nos choix vont-ils vers la fuite ou la confiance, vers un chemin qui pactise avec la mort de l’enfant de Dieu en nous ou vers un chemin de vie divine ?

Le reniement de l’évangile, c’est la peur, ce piège qui annule dans le quotidien la force de la Résurrection. Pourtant nous dit l’épître aux Hébreux (2,14-15), le Christ a voulu assumer notre chair, notre instinct vital, « pour réduire à l’impuissance, par sa mort, celui qui a la puissance de la mort, c'est à dire le diable, pour affranchir tous ceux qui, dans leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort ».

Le Père Jalics a vécu un paroxysme de peur à Berlin pendant la guerre et au Brésil où il fut séquestré et torturé. Chaque fois, la paix l’a soudain envahi avec la certitude de la Présence de Dieu. Il a décidé de passer sa vie à transmettre cette paix par le chemin de la contemplation offerte à tous.


Odile van Deth

Simone Pacot

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