Dieu, un enfant désarmé

 

Année B – lundi 25 décembre 2017 - Noël



Jean 1,1-18

 

« Dieu, nul ne l’a jamais vu. Le Fils nous l’a fait connaître ». Telle est la vocation de Jésus : nous manifester le Père. Or, puisque le Christ est le premier-né d’une multitude de frères, ce qui est dit de lui nous concerne. La seule vocation du croyant est donc, par son attitude, de révéler qui est Dieu.

Dans l’Enfant né dans une étable, c’est le Très-Haut qui se dévoile. Sans défense, plus pauvre que les plus démunis, impuissant comme tout nouveau-né. On est loin du Dieu juge et sévère, mais aussi du débordement de consommation et de cadeaux.

Nos ancêtres de l’antiquité craignaient que le soleil ne revienne pas lorsque l’obscurité gagnait chaque jour en hiver. C’est pourquoi l’équinoxe était fêtée par une orgie de festivités, coutume païenne que nous avons conservée depuis que Constantin, au IVe siècle, a transformé la fête romaine du « soleil invincible » en commémoration de la naissance du Christ.

Noël est pourtant, pour beaucoup, un moment difficile, assombri par la solitude ou par des réunions familiales où l’échange des cadeaux cache souvent l’incapacité d’aimer vraiment.

Mais en Jésus, Dieu se livre à nous en enfant désarmé. Alors c’est Noël quand Laure qui, chaque année, s’épuise à tout organiser, se sent soudain poussée à renoncer à tout tenir sous contrôle pour laisser l’imprévu s’inviter. C’est Noël quand Léo, après avoir roué son fils de coups tombe en larmes à genoux quand il se rappelle l’impuissance désespérée du petit garçon qu’il était, battu par son père.


Odile van Deth

Simone Pacot

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