Croire en la guérison

 

Année B – dimanche 28 janvier 2018



Marc 1,21-28

 

« Il enseignait en homme qui a autorité ». Le mot grec traduit par « autorité » signifie d’abord « liberté ». La parole de Jésus est puissante parce qu’elle vient d’un homme libre. Dès qu’il commence à parler, le démon se met à l’invectiver parce que, justement, Satan est esclave de lui-même.

Un psychiatre chrétien a écrit que, selon son expérience, les malades mentaux peuvent être améliorés ou même guéris par l’accueil de leurs limites, c'est à dire l’humilité, et l’accueil de l’autre, à savoir la relation. Souvent, la maladie mentale est une possibilité pour s’échapper d’une trop grande souffrance. Si le patient peut trouver une oreille attentive, même lorsqu’il semble divaguer, s’il rencontre quelqu’un qui peut entendre sa douleur, surtout si cette personne croit en la force libératrice de la vérité, le malade va revenir peu à peu à la réalité. Il pourra accepter ses limites, en prenant les médicaments dont il a besoin. C’est l’humilité. Il va sortir de l’état de victime pour s’ouvrir à la relation.

Les miracles ne font qu’accélérer un processus de guérison possible. Ce que l’évangile nous montre comme une libération immédiate va prendre peut-être des mois, mais il nous maintient dans l’espérance d’un rétablissement possible.

Le Seigneur, devant quelqu’un qui allait mal, lui parlait, faisant taire sa négativité en lui témoignant sa confiance. Il lui signifiait ainsi qu’il n’était pas un être définitivement malade mais qu’il pouvait croire en la force libératrice de la vie en lui.


Odile van Deth

Simone Pacot

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